Thème : Un cadavre au parc Lafontaine (ou tout autre parc près de chez vous)
Genre : Policier
Contrainte : Récit au « je ».
On a trouvé un cadavre dans le parc Lafontaine. Imaginez ce qui a bien pu se passer. Qui est la victime? Qui est l’assassin? A quelle heure la mort est-elle survenue?
Quelle est le mobile du crime? Est-ce un accident? Un suicide? Un meurtre?
Vous devez choisir un point de vue sur le drame et raconter l’histoire au « Je ». Êtes-vous la victime? Un témoin? Le meurtrier ou la meurtrière? La police qui enquête? Un(e) ami(e) de la victime?
Essayez de bien visualiser la scène dans votre tête, ça devrait vous aider. Plus vous voyez les lieux clairement, plus c’est facile d’y inventer une histoire. Est-ce que c’est la nuit? Le jour? En été? En hiver? Il pleut? Il fait beau? Froid?
Vous pouvez même aller vous promener dans le parc pour identifier l’endroit précis où vous allez camper votre histoire. Ça sera plus facile de décrire les lieux s’ils sont clairs dans votre tête.
Truc no 1 : Écrire, c’est se poser des questions
Quand on écrit, il faut sans cesse se poser des questions, mais il y a quatre incontournables auxquelles il est difficile d’éviter de répondre. Qui? Quoi? Où? Quand?
L’ordre n’a pas d’importance, ce qui compte, c’est de toutes se les poser à un moment ou l’autre. Il m’est arrivé de commencer des histoires à partir d’un personnage, d’autres fois, à partir d’une situation que je trouvais intéressante.
Donc, les 4 fabuleuses questions sont :
QUI? À qui arrive l’histoire? Ça sert, vous l’aurez deviné, bande de perspicaces, à trouver les personnages principaux de votre histoire.
QUOI? Qu’est-ce qui arrive? Quelle est la situation de départ? Quel est le problème auquel le personnage principal est confronté? Quel but cherche-t-il à atteindre?
OÙ? Euh… Ai-je besoin d’expliquer la question? Ce qui est bien en littérature, c’est la liberté. Dans un livre (et même au théâtre si les spectateurs et la mise en scène font preuve d’un peu d’imagination), les budgets sont illimités. Contrairement à la télé et au cinéma, vous pouvez camper votre histoire en plein cœur de New York, dans une banlieue d’Istanbul ou dans la forêt en Abitibi sans que ça vous coûte un sou. Vous pouvez prendre un jet privé et atterrir dans le Sahara, repartir en hélicoptère jusqu’au bord de la mer et revenir en voilier jusqu’à la Terre de feu, tout ça gratuitement!
QUAND? On n’est pas toujours obligé d’avoir la date exacte, mais il faut au moins savoir si notre histoire se passe à notre époque, au Moyen-âge ou en 2089. Ça aide à déterminer si le personnage envoie un coursier à cheval, un texto ou s’il utilise son visiaphone à puce greffé à même son cerveau pour inviter la belle Cunégonde à souper. On peut aussi préciser le temps, jour, nuit, saison. Se retrouver enfermé dehors sur le balcon en pyjama en juillet ou en janvier ne comportent pas les mêmes inconvénients.
Bien sûr, vous pouvez raconter l’histoire de personne à qui il n’arrive rien nulle part. Tout est possible. Mais disons qu’il faut faire preuve de beaucoup de style si vous ne voulez pas que vos lecteurs tombent endormis avant la fin de la première page.
mercredi 4 novembre 2009
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