Thème : La réécriture
Genre : Torture et paraphrase.
Contrainte : Prenez un texte que vous avez déjà écrit et faites-lui subir une métamorphose extrême. Décapez ses adjectifs pour en changer la couleur, modifier ses adverbes, renouveler les verbes, reconstruisez vos phrases. Paraphrasez-vous comme si vous vouliez vous plagiez vous-mêmes.
(Variante : Si vous ne trouvez pas de texte dans vos tiroirs à faire souffrir, vous pouvez prendre un extrait d’un roman que vous avez aimé.)
Écrire, c’est réécrire
Tout écrivain vous le dira, à moins d’un miracle, d’une inspiration divine ou d’un éclair de génie, on n’écrit jamais rien du premier coup. On fait d’abord un premier jet. On le relit. Puis, on le réécrit. Ensuite, on le rerelit pour mieux le ré-réécrire. Et on recommence. Une fois, deux fois, trois fois. Parfois, c’est seulement pour apporter des petits changements cosmétiques. Un adjectif qui précise l’image qu’on veut suggérer par ici, un passage à élaguer parce qu’il crée une longueur inutile par là. Il arrive que la phrase qu’on trouvait si profonde et sentie un jour nous apparaisse clichée et ridiculement gnangnan le lendemain. D’autres fois, c’est un élément de l’histoire elle-même qui ne tient pas la route. Tiens, la mère dont on avait annoncé la mort au premier chapitre, fait soudain une apparition au dixième…Oups! Il faut alors prendre une grave décision. Doit-on tuer cette pauvre femme ou la ressusciter?…
Alors, on nettoie. On coupe, on rallonge, on rature et on corrige. Le travail de réécriture est une partie intégrante du travail d’écrivain.
Ça fait parfois mal, c’est normal, mais la plupart du temps, c’est bénéfique.
Comme disait nos grands-mères, il faut souffrir pour être belle.
lundi 11 janvier 2010
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