Thème : Quand la réalité dépasse le cauchemar
Genre : Horreur
Contrainte : Écrire à la troisième personne, en narrateur extérieur.
Rappelez-vous votre pire cauchemar, pensez à ce qui vous fait vraiment peur, imaginez la pire chose qui pourrait vous arriver, l’événement qui vous ferait dresser les cheveux sur la tête et faire pipi dans votre culotte : rencontrer un maniaque armé d’une perceuse dans une ruelle déserte; vous retrouver coincé dans un sous-sol obscur avec des scorpions et autres insectes velus; être abandonné dans une forêt, en pleine nuit et voir surgir une créature inconnue, pas particulièrement sympathique; être enfermé, seul, dans une maison éloignée de la route et entendre tout à coup des pas à l’étage; voir des objets se mettre à bouger pendant qu’un rire dément éclate dans le silence. Allez, plongez en vous-même, faites-vous peur et… racontez-nous!
Écrire, c’est plonger en soi-même
Quand on écrit, on peut raconter tout et n’importe quoi, aborder des sujets inconnus, mettre en scène des lieux qu’on n’a jamais vus. Un peu de recherche nous permet souvent d’ajouter des éléments de vérité qui vont permettre aux lecteurs de situer et de croire aux décors et à l’époque qui leur sont présentés. De l’information, ça se trouve toujours. Il y a une seule chose sur laquelle on ne peut pas tricher, ce sont les émotions. Lire un documentaire sur la tristesse ou sur la peur ne nous éclairera pas beaucoup sur ce qu’on ressent quand on est malheureux ou qu’on est terrorisé. Si on veut que le texte sonne vrai, il faut plonger en soi-même et faire appel à sa propre expérience. Les émotions du personnage sont la courroie de transmission qui permet de passer l’émotion de l’auteur à son lecteur. Les émotions que l’on décrit dans un texte doivent résonner quelque part en nous, elles doivent être l’écho, même lointain, d’une émotion qu’on a déjà eue. On n’est pas obligé d’avoir perdu son fils dans un incendie pour décrire la peine d’une mère éplorée, il faut juste se souvenir d'un vrai moment de tristesse, du poids de la peine dans le corps, du bruit qu’elle fait dans le silence, du trou qu’elle creuse dans l’estomac. C’est cette corde sensible, enfouie en nous, qu’il faut faire vibrer, quitte à l’amplifier si la situation du récit l’exige. Tout le monde a déjà eu de la peine. Tout le monde a déjà eu peur. Qu’elle qu’en soit la raison, l’émotion est la même. Si on veut la susciter chez les autres, il faut d’abord la faire remonter en soi.
vendredi 4 décembre 2009
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