mercredi 16 décembre 2009

CONSIGNE DE LA SEMAINE 6

Thème : C’en est trop!
Racontez une brève anecdote qui a mis quelqu’un en colère.
Genre : Plusieurs, au choix.
Contrainte : Écrivez trois versions de votre anecdote en utilisant un style, un ton, un genre, un point de vue différent à chaque fois.
Suggestions de lecture :
Exercices de style, de Raymond, Queneau, Gallimard.
Ding! Dong! De Robert Soulières, Soulières éditeur.

Écrire, c’est adopter un point de vue
Il y a mille façons de raconter une histoire. Chaque personne qui entreprend de relater une anecdote le fait à sa façon, avec ses mots, sa langue et son point de vue sur la scène. On oublie trop souvent que ce point de vue est un choix délibéré de la part de l’écrivain. D’abord, en ce qui concerne le choix du narrateur : l’histoire d’une exécution ne sera pas racontée de la même façon si c’est la victime, le bourreau ou un simple témoin qui la raconte. Il peut même arriver que le narrateur soit de deuxième main, c’est-à-dire qu’il ne fasse que transmettre une histoire que quelqu’un d’autre lui a racontée.
C’est vrai aussi du ton employé pour raconter. Une situation de départ n’est qu’un tas d’argile auquel on peut donner la forme qu’on veut. Dépendamment du point du vue employé, une situation banale, par exemple quelqu’un qui trébuche sur le trottoir, peut devenir un événement comique, dramatique ou même tragique. Sur le plan du genre littéraire, on peut choisir d’en faire un poème en vers rimé, un récit télégraphique, un sketch télévisé, une parodie de roman du XVIIe siècle, un compte-rendu détaillé à l’extrême ou une brève histoire hilarante. Ouvrez vos horizons. Sortez de vos habitudes. Essayez autre chose. La fiction est un monde vaste dont les possibilités sont infinies, partez à la découverte des faces cachées de votre histoire.

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